Ferrure et maréchalerie

Les ensembles et panoplies de fers sont très courants dans les collections françaises. Les premiers furent créés notamment dans les grandes institutions, militaires comme civiles, assurant la formation en maréchalerie et en médecine vétérinaire tandis que les secondes étaient en général réalisées par les maréchaux eux-mêmes.

La ferrure a toujours été un sujet majeur d’intérêt et un élément fondamental pour l’utilisation du cheval. Au XVIIIe siècle, les chevaux étaient généralement ferrés avec des fers lourds dont les éponges étaient recourbées pour former des crampons fixes. Des batailles violentes opposèrent sur ce plan Claude Bourgelat à Philippe-Étienne Lafosse.

Au XIXe siècle, la ferrure se diversifia au gré du développement de nouveaux usages des chevaux. Si la ferrure des chevaux de trait évolua peu, des fers légers apparurent pour équiper les chevaux de course. L’utilisation massive de la traction équine par les compagnies d’omnibus s’accompagna d’une réflexion permanente sur les coûts et la qualité de la ferrure, ce qui se traduisit un temps par le développement de la ferrure périplantaire, ou ferrure Charlier. Les périodes froides qui marquèrent cette époque déclenchèrent également un débat nourri sur la ferrure à glace et la question des crampons mobiles et fixes.

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Enquête sur la maréchalerie, Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, 2001-2002

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