Le XVIIIe siècle : la marque de Frédéric le Grand

Sur le terrain, comme sur le plan théorique, la guerre de siège n'est plus considérée comme la règle d'or. Au XVIIIe siècle réapparaît une forme de guerre basée, non plus sur la conquête des places fortes, mais sur une avance hardie et rapide visant à livrer une bataille que l’on veut décisive. Deux grandes figures militaire mettent en pratique la guerre de mouvement, le maréchal de Saxe et le roi Frédéric II de Prusse.

Le maréchal Maurice de Saxe, en préconisant le retour du choc par une charge au botte à botte, va redonner à la cavalerie le premier rôle, ainsi à la bataille de Fontenoy (1745) où il remporte la victoire.

On ne saurait faire un fantassin médiocre d'un bon cavalier, au lieu qu'on fera toujours un bon cavalier d'un mauvais fantassin.

Chevalier de Folard, 1669-1752

Sous l’impulsion du roi Frédéric II de Prusse, la cavalerie prussienne connaît une profonde mutation : entraînée à la charge au galop, par escadrons formés en bataille sur deux rangs, elle comprend les cuirassiers pour l’action de choc, le coup décisif. Quant à la cavalerie légère (hussards et ulhans), elle est prête à intervenir en couverture, ou pour exploiter la manœuvre d’enveloppement. Les succès remportés par Frédéric de Prusse pendant la guerre de sept ans (1756-1763) vont exercer une incontestable influence sur l’art militaire en France.

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Jean-Pierre Béneytou, Histoire de la cavalerie française des origines à nos jours, Lavauzelle, 2010, 248p.

Colonel Dugué Mac Carthy, La cavalerie au temps des chevaux, éditions Pratiques Automobiles (EPA), 1989.