L’ancêtre de l’hippodrome :
le cirque en Gaule romaine

Le cheval est omniprésent dans le monde gallo-romain, comme animal de trait, pour le transport des voyageurs mais aussi des marchandises. À côté de cette présence quotidienne, le cheval est aussi un animal de spectacle, qui évolue dans une architecture spécifique, celle du cirque.

 

La renommée et les gains des cochers professionnels les plus talentueux équivalaient à ceux des plus célèbres de nos actuels joueurs de football.

Cet édifice, dans lequel se déroulent les courses de chars, ne doit pas être confondu avec le stade, consacré à l’athlétisme, ni avec l’amphithéâtre (les arènes) où prennent place les combats de gladiateurs et les chasses. Le cirque (circus) doit son nom à la courbe fermée que dessine l’un de ses petits côtés. Le monument constitue une image de la voûte céleste et les courses sont chargées d’une forte symbolique astrale. Ainsi douze équipages correspondant aux douze constellations, regroupés en quatre factions représentant les saisons et dont les couleurs inamovibles (vert, bleu, rouge, blanc) les associaient à l’un des quatre éléments, s’élançaient de douze stalles (carceres) représentant les douze mois de l’année, pour sept tours de piste. Il tournaient autour d’une barrière basse centrale (spina), disposée en biais et ornée au centre d’une pyramide marquant le centre du monde, puis aux extrémités de trois bornes coniques (metae) évoquant le lever et le coucher du soleil. Les chars attelés à deux, trois ou quatre chevaux de front qui tournaient dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, étaient menés par des cochers professionnels dont la renommée et les gains des plus élevés équivalaient à ceux des plus célèbres de nos actuels joueurs de football.

Seulement trois cirques sont attestés de manière certaine en France à l’heure actuelle : Arles, Lyon et Vienne.

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