Traités médicaux
au XIXe s. et début du XXe

La profession de vétérinaire eut les plus grandes peines à s’implanter dans les campagnes françaises et, pour se distinguer des maréchaux et hippiatres traditionnels, elle mena une politique de différenciation passant par un accroissement permanent du niveau d’éducation, garant de l’insertion de la profession dans les grands débats scientifiques du XIXe siècle.

Ce mouvement se traduisit dans la production littéraire, dès les années 1780, par la publication de premiers recueils d’observations et de mémoires, tels les Instructions vétérinaires, qui créèrent du lien entre les nouveaux vétérinaires. En 1824, une revue émanant de l’École d’Alfort, le Recueil de médecine vétérinaire, commença à être publiée. Des journaux de sociétés locales vétérinaires, puis nationales, se développèrent, l’ensemble délivrant une information très actualisée, en prise directe avec les débats scientifiques de l’époque.

Outils d'insertion de la profession vétérinaire dans les grands débats scientifiques du XIXe siècle, les publications scientifiques se développèrent, couvrant la totalité des savoirs à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Si le premier dictionnaire d’hippiatrique est celui de Lafosse, publié en 1775, le premier dictionnaire vétérinaire, celui d’Hurtrel d’Arboval (1777-1839), parut à partir de 1826. Il fut suivi par bien d’autres, le plus célèbre d’entre eux étant celui de Bouley et Reynal, une somme dont le premier tome parut en 1856.

La publication de monographies crût dans le même temps de façon exponentielle, offrant aux vétérinaires de très nombreux traités dédiés à une maladie particulière et autant de sommes faisant le point sur une discipline entière, si bien que, à l’aube de la Première Guerre mondiale, la littérature vétérinaire couvrait la totalité des savoirs de cette profession.

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