© Museum national d'histoire naturelle / F-G Grandin

Ménagerie du Jardin des Plantes, cheval de Przewalski

Le cheval de Przewalski n’est pas l’ancêtre direct de nos chevaux domestiques. Les deux lignées se sont séparées voilà 160 000 ans. De fait, le caryotype du cheval de Przewalski se compose de 66 chromosomes contre 64 pour nos chevaux domestiques. Néanmoins, l’hybridation des deux espèces est possible et viable.
Plus petit et plus robuste que nos chevaux domestiques, le cheval de Przewalski n’est pas domesticable. Trois chevaux de Przewalski vivent aujourd’hui à la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris, et font partie du programme européen de sauvegarde de l’espèce mis en place en 1968. La réintroduction des chevaux de Przewalski dans leur milieu naturel est nécessaire pour l’équilibre de la biodiversité. En effet, le cheval est l’un des maillons essentiels de la chaîne alimentaire des steppes désertiques. Herbivore, il participe à l’équilibre végétal des lieux. De plus, il est lui-même une proie pour les prédateurs, tels que les loups. Sa disparition dans l’écosystème local entraîne donc des déséquilibres importants.